30 ans du nom "Burkina Faso" : Blandine Sankara a découvert le sens véritable de ce nom

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : dimanche 3 août 2014
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Politique
AUTEUR : Bakary OUATTARA

Quand son frère, président Thomas Sankara, décide à l’occasion du premier anniversaire de l’avènement de la révolution, de rebaptiser la Haute Volta en Burkina Faso, Blandine Sankara trouve le nom "pas très joli".

C’est plus tard qu’elle a compris le sens du nom que Thomas Sankara a donné à son pays, un nom qui traduit un paquet de valeurs.

A l’occasion du 30me anniversaire du nom "Burkina Faso", Blandine revient sur ce changement et comment cela a transformé sa vision sur son pays.

« On dit ‘’il y a de plus en plus de films dans les villages’’, et hop tout le monde fait des films dans les villes. Certes, il y a de plus en plus de séries de télévision qui sont importantes dans la vie des gens, et si on ne les fait pas, ça veut dire que dans quelques années on va consommer beaucoup de choses étrangères à nous-mêmes, à notre propre culture, à notre propre imaginaire, ce qui créera une grande catastrophe, avec l’impossibilité de réfléchir par nous-mêmes. Nous les vieux on s’en sortira, mais nos enfants n’auront plus de repères, car c’est le cinéma et l’audiovisuel qui se mettent ensemble pour coloniser le monde ; c’est plus brutal parce que ça ne se passe plus avec des fusils, mais juste des images. Et déjà dans beaucoup de capitales, tu vois la manière dont les gens marchent, comment ils se comportent, sous l’influence des séries de télévision brésiliennes et américaines. Donc le mal est là, et il y a beaucoup d’images à faire de nous-mêmes et pour nous-mêmes. »

Idrissa Ouedraogo in « Idrissa Ouedraogo, militant cinématographique » Africulture, oct.2017.

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