30 ans du nom "Burkina Faso" : la fierté de Sams’K le Jah

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : dimanche 3 août 2014
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Politique
AUTEUR : Bakary OUATTARA

Il y a trente ans, le 4 août 1984, Thomas Sankara renommait l’ancienne Haute Volta en Burkina Faso, le "Pays des hommes intègres" . Sankara choisit également un nouveau drapeau et un hymne national.

Le jeune Karim Sama vivait encore en Côte d’Ivoire mais rejoint son pays natal un an après pour découvrir que tout a changé.

30 ans après, Karim Sama est devenu Sams’K le Jah, artiste reggae et activiste dans le cadre du mouvement le Balai Citoyen. Sams’K le Jah s’inspire toujours des idéaux de la révolution et se bat pour vulgariser l’hymne national.

« On dit ‘’il y a de plus en plus de films dans les villages’’, et hop tout le monde fait des films dans les villes. Certes, il y a de plus en plus de séries de télévision qui sont importantes dans la vie des gens, et si on ne les fait pas, ça veut dire que dans quelques années on va consommer beaucoup de choses étrangères à nous-mêmes, à notre propre culture, à notre propre imaginaire, ce qui créera une grande catastrophe, avec l’impossibilité de réfléchir par nous-mêmes. Nous les vieux on s’en sortira, mais nos enfants n’auront plus de repères, car c’est le cinéma et l’audiovisuel qui se mettent ensemble pour coloniser le monde ; c’est plus brutal parce que ça ne se passe plus avec des fusils, mais juste des images. Et déjà dans beaucoup de capitales, tu vois la manière dont les gens marchent, comment ils se comportent, sous l’influence des séries de télévision brésiliennes et américaines. Donc le mal est là, et il y a beaucoup d’images à faire de nous-mêmes et pour nous-mêmes. »

Idrissa Ouedraogo in « Idrissa Ouedraogo, militant cinématographique » Africulture, oct.2017.

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