Annonce d’une grève sans service minimum du personnel de santé béninois : Attention danger !

PAYS : Bénin
DATE DE PUBLICATION : vendredi 19 septembre 2014
CATEGORIE : Articles
THEME : Santé
AUTEUR : Redaction

Depuis quelques semaines, un bras de fer oppose le personnel de santé béninois regroupé au sein de L’Intersyndicale des Ressources Humaines en Santé (IRHS) au gouvernement. En grève de 72H chaque semaine depuis le 19 Aout, ce syndicat a annoncé une grève illimité sans service minimum à compter du 23 septembre.

Ce durcissement de ton s’explique par le mutisme du gouvernement. Faute de satisfaction d’aucun point de leur plateforme revendicative, l’IRHS décide de changer de cap, de moyen de pression pour mieux se faire entendre. En rappel l’IRHS réclame de meilleures conditions de vie et de travail à savoir le paiement de tous les salaires aux ayants droits, de la prise d’un arrêté interministériel pour la revalorisation de la prime de logement au profit du personnel paramédical et administratif du ministère de la Santé et du Centre national hospitalier et universitaire de Cotonou, le paiement de la prime de risque et les rappels y afférents à tous etc.

La menace de ce syndicat qui regroupe infirmiers, sages-femmes et paramédicaux des centres de santé et hôpitaux publics du Bénin est à prendre très aux sérieux par les plus hautes autorités du pays, par les populations surtout. C’est d’ailleurs ce qu’a compris la Confédération Générale des travailleurs du Bénin (CGTB) qui appel l’IRHS et le gouvernement au dialogue. « (…) Nous avions demandé aux membres du gouvernement d’entrer en contact le plutôt possible (...) avec les paramédicaux pour la satisfaction des revendications de ce corps, un maillon très important pour la survie des populations » a laissé entendre Pascal Todjinou secrétaire générale du CGTB.

L’heure est grave et chaque partie en portera l’entière responsabilité au cas où cette grève sans service minimum venait à être observée dans les hôpitaux béninois. Il faut donc qu’un cadre de dialogue entre les deux camps antagonistes (gouvernement et IRHS) soit institué dans les prochains jours afin que chacun lâche du lest pour que la sérénité revienne dans les hôpitaux.

« La violence à l’égard des femmes et des filles constitue une violation des droits de l’homme, une pandémie de santé publique et un obstacle de taille au développement durable. [...] Elle impose des coûts exorbitants aux familles, aux communautés et aux économies. [...] Le monde ne peut pas se permettre de payer ce prix. »
Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU

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