Burkina : Le Balai Citoyen exige l’extradition de François Compaoré

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : lundi 30 octobre 2017
CATEGORIE : Blog
THEME : Opinions

Ceci est une déclaration du Balai Citoyen sur l’interpellation de François Compaoré à l’aéroport Roissy Charles De Gaulle. Le mouvement exige son extradition et sa comparution devant le juge d’instruction chargé du dossier.


Le Balai Citoyen a appris ce 29 octobre l’interpellation de monsieur François Compaoré, frère cadet de l’ex président du Faso, Blaise Compaoré, à l’aéroport Roissy Charles De Gaulle en provenance d’Abidjan. Selon des sources, Il sera présenté ce lundi 30 octobre devant un juge.

Le Balai Citoyen se réjouit de cette interpellation qui fait suite à l’émission du mandat d’arrêt international contre François Compaoré, inculpé dans l’assassinat du journaliste Norbert Zongo et de ses trois compagnons le 13 décembre 1998. Cette nouvelle est une lueur d’espoir pour les familles et le peuple burkinabè qui attendent depuis 19 ans que justice soit rendue.

François Compaoré, suspect numéro 1 dans ce quadruple assassinat fuit la justice depuis des années, même s’il a toujours clamé son innocence. C’est l’occasion pour lui de répondre et de se disculper. C’est pourquoi, le Balai Citoyen exige son extradition dans les plus brefs délais et sa comparution devant le juge d’instruction en charge du dossier. Tout en saluant cette arrestation qui constitue un grand pas dans la lutte contre l’impunité, le Balai Citoyen appelle le peuple à rester vigilant pour qu’aucun présumé criminel n’échappe à la justice.

Le Balai Citoyen exhorte les autorités françaises à remplir leurs engagements conformément aux accords d’entraide judiciaire qui lient les deux pays. Le peuple burkinabè attend dans ce sens la levée du secret défense concernant l’assassinat du président Thomas Sankara et de ses compagnons le 15 Octobre 1987.
Enfin, le peuple Burkinabè compte, pour une fois sur la franche collaboration des autorités judiciaires françaises.

Fait à Ouagadougou le 29 octobre 2017.
La coordination nationale du Balai citoyen.

« On dit ‘’il y a de plus en plus de films dans les villages’’, et hop tout le monde fait des films dans les villes. Certes, il y a de plus en plus de séries de télévision qui sont importantes dans la vie des gens, et si on ne les fait pas, ça veut dire que dans quelques années on va consommer beaucoup de choses étrangères à nous-mêmes, à notre propre culture, à notre propre imaginaire, ce qui créera une grande catastrophe, avec l’impossibilité de réfléchir par nous-mêmes. Nous les vieux on s’en sortira, mais nos enfants n’auront plus de repères, car c’est le cinéma et l’audiovisuel qui se mettent ensemble pour coloniser le monde ; c’est plus brutal parce que ça ne se passe plus avec des fusils, mais juste des images. Et déjà dans beaucoup de capitales, tu vois la manière dont les gens marchent, comment ils se comportent, sous l’influence des séries de télévision brésiliennes et américaines. Donc le mal est là, et il y a beaucoup d’images à faire de nous-mêmes et pour nous-mêmes. »

Idrissa Ouedraogo in « Idrissa Ouedraogo, militant cinématographique » Africulture, oct.2017.

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