Camp de réfugiés de Mentao : Immersion dans l’univers des élèves maliens réfugiés

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : mercredi 25 octobre 2017
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Education
AUTEUR : Assimi Zouré

Salimata a fui en 2012 avec ses parents les violences dans le Nord du Mali, pour trouver refuge au Burkina Faso voisin.
Au camp de réfugiés de Mentao (Nord) où ils vivent désormais, elle fréquente l’école primaire et gravit les classes avec d’excellents résultats.
Cette année, trois jours après la rentrée des classes, les policiers chargés de leur sécurité ont essuyé une violente attaque armée...

« On dit ‘’il y a de plus en plus de films dans les villages’’, et hop tout le monde fait des films dans les villes. Certes, il y a de plus en plus de séries de télévision qui sont importantes dans la vie des gens, et si on ne les fait pas, ça veut dire que dans quelques années on va consommer beaucoup de choses étrangères à nous-mêmes, à notre propre culture, à notre propre imaginaire, ce qui créera une grande catastrophe, avec l’impossibilité de réfléchir par nous-mêmes. Nous les vieux on s’en sortira, mais nos enfants n’auront plus de repères, car c’est le cinéma et l’audiovisuel qui se mettent ensemble pour coloniser le monde ; c’est plus brutal parce que ça ne se passe plus avec des fusils, mais juste des images. Et déjà dans beaucoup de capitales, tu vois la manière dont les gens marchent, comment ils se comportent, sous l’influence des séries de télévision brésiliennes et américaines. Donc le mal est là, et il y a beaucoup d’images à faire de nous-mêmes et pour nous-mêmes. »

Idrissa Ouedraogo in « Idrissa Ouedraogo, militant cinématographique » Africulture, oct.2017.

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