Citation du Pr Joseph Ki-Zerbo

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : jeudi 17 novembre 2011
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Opinions

Un appel du professeur Ki-Zerbo à la jeunesse africaine, un appel à la responsabilité collective et individuelle.

Historien et homme politique burkinabè né le 21 juin 1922 à Toma et décédé le 4 décembre 2006 à Ouagadougou.

Il passe son baccalauréat à Bamako (Mali), et ses notes excellentes lui valent une bourse d’études à Paris en 1949. Premier africain agrégé d’histoire à la Sorbonne dans les années 50, il fonde l’Association des étudiants de Haute-Volta en France. Professeur d’histoire à Orléans puis à Paris, il côtoie de nombreux intellectuels d’avant-garde de l’époque.

En 1957, il s’installe à Dakar où il enseigne et entre en politique en créant le MLN (Mouvement de libération nationale), qui mène campagne dans plusieurs pays d’Afrique occidentale. Joseph Ki-Zerbo expose ses idées sociales et politiques dans de nombreuses publications sur l’histoire et la culture africaines. En 1972, paraît sa célèbre Histoire de l’Afrique noire, des origines à nos jours qui devient l’ouvrage de référence en histoire africaine. Il y réfute la description - alors courante en Europe - de l’Afrique comme un continent sans culture et sans histoire.

Exilé de nombreuses années suite à une condamnation par un tribunal populaire révolutionnaire, il revient au Burkina Faso en 1992.
Il a été, tour à tour, membre du conseil exécutif de l’Unesco, professeur d’histoire à l’Université de Dakar, directeur du Centre d’études pour le développement africain (CEDA) de Ouagadougou, homme politique et député à l’Assemblée nationale du Burkina Faso.

« Il faut aller vers la recherche de la paix et de la stabilité et je pense que nous allons y aller. (…) Le putsch, c’est du temps perdu, je le reconnais, des moyens perdus, je le reconnais, c’est des vies humaines de perdues, je le reconnais. »

Général Gilbert Dienderé en septembre 2015 après l’échec de son coup d’Etat

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