Congo RDC : plus de levé du soleil pour plusieurs activistes de la démocratie !

PAYS : Autres Pays
DATE DE PUBLICATION : jeudi 18 février 2016
CATEGORIE : Articles
THEME : Politique
AUTEUR : Redaction

Après Jean-Chrysostome Kijana qui a échappé de justesse à un enlèvement et contraint à l’exil, la traque des membres de la société civile par les éléments de Kabila se poursuit. Une dizaine de personnes ont été enlevées à leur domicile aux environs de 4h du matin ce 16 février 2016. De Goma à Kivu en passant par Kinshasa nul n’est à l’abri.

Nord-Kivu, il est 4h30 du matin. Des éléments de la Police Nationale congolaise accompagnés des agents du service de renseignement du gouverneur Julien Paluku ont escaladé la clôture de la maison. Ils ont ensuite défoncé les portes de la maison où les militants de la LUCHA dormaient. 6 militants viennent ainsi de tombés dans la maille de « la police politique de Kabila ». Ligotés et frappés pendant leur brutale arrestation, ils sont tenus au secret quelque part dans les geôles de Kabila avec des blessures. Ils n’ont pas pu recevoir la visite de leurs avocats ni celle des organisations de défense des droits de l’Homme parce que les autorités en ont décidé ainsi.

Quelques heures plus tard, deux autres jeunes activistes seront arrêtés à Kinshasa et déportés dans des endroits inconnus.

La situation est très tendue. Les familles et camarades des jeunes qui sont pour la plupart des étudiants sont inquiètes, car selon eux, tout peut leur arriver si rien n’est fait pour les libérer.

Masbé NDENGAR

« Un Africain authentique est celui-là qui sait ce que ses ancêtres faisaient avant. Si vous ne connaissez pas votre passé, vous n’êtes pas un Africain. Si vous ne savez pas ce que faisaient vos ancêtres vous n’êtes pas un Africain. Si vous interroger les africains, 90% d’entre eux ne savent pas que leurs ancêtres ont été les premiers à avoir créé une religion donc ils suivent ce qu’on leur dit, ils appliquent ce qu’on leur dit et rejettent leur propre origine. On ne peut s’en sortir quand on rejette sa propre origine. On ne peut pas se réaliser dans la peau d’autrui. Un Africain ne sera jamais un Français, ne sera jamais un Arabe…il faut qu’il soit lui-même : c’est ça être un Africain authentique. Être soit même, savoir ce que les ancêtres faisaient et essayer de suivre la route. Si on fait cela, vous verrez qu’en moins d’un quart de siècle on s’en sortira. Notre jeunesse sera une jeunesse forte à l’égal des jeunesses d’autres pays du monde »,

Doumbi Fakoly sur Droit Libre TV en Janvier 2017.

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