Dans toute tyrannie, dans toute dictature, c’est le cerveau qui souffre

DATE DE PUBLICATION : lundi 6 novembre 2017

« … Dans tout esclavage, dans toute tyrannie, dans toute dictature, c’est le cerveau qui souffre. Et c’est par le cerveau que l’on se libère. La vraie libération passe par là et nulle part ailleurs. Parce que c’est la conscience qui porte les chaines. Cette réalité́, nous devons l’avoir à l’esprit constamment, en dehors de tout intellectualisme... »

L’Indépendant n°148 du 4 juin 1996.

« L’homme doit être occupé de telle manière qu’il soit rempli par le but qu’il a devant les yeux, si bien qu’il ne se sente plus lui-même et que le meilleur repos soit pour lui celui qui suit le travail. Ainsi l’enfant doit être habitué à travailler. Et où donc le penchant au travail doit-il être cultivé, si ce n’est à l’école ? L’école est une culture par contrainte. Il est extrêmement mauvais d’habituer l’enfant à tout regarder comme un jeu. Il doit avoir du temps pour ses récréations, mais il doit aussi y avoir pour lui un temps où il travaille. Et si l’enfant ne voit pas d’abord à quoi sert cette contrainte, il s’avisera plus tard de sa grande utilité. »

Emmanuel KANT, Réflexions sur l’éducation

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