Déguerpissement "manu militari" de commerçants sur l’avenue Charles de Gaulle

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : mercredi 8 octobre 2014
CATEGORIE : Blog
THEME : Opinions

Des sacs éparpillés par-ci, par-là inondaient le sol. Des hangars démolis. Les commerçants en désarrois, désemparés, abandonnés à eux- mêmes se regardaient sans mot dire. Les passants curieux marquaient une pause pour en savoir plus.Tel était le spectacle qui s’est donné à voir sur l’avenue Charles de Gaulle. Mais qu’est ce qui est arrivé aux petits commerçants installés au niveau du rond point de la pédiatrie Charles de Gaulle ce mercredi 8 octobre 2014 au environ de 10h ? M’interrogeai-je ?

La police municipale est passée par là, m’a répondu un jeune commerçant entre deux bouffées de fumée de cigarette. Les passants dépassés s’insurgent contre la police. "Ce sont des jeunes qui se débrouillent dignement pour gagner leur vie, ce ne sont pas des voleurs là !", s’exclame un passant avant de sauter sur sa moto qui l’éloigne de ce lieu du "cynisme".

Curieux d’en savoir plus, je me retourne vers mon premier interlocuteur qui me fait savoir qu’ils sont interdits d’installer leurs articles aux abords du goudron et c’est ce qui avait été fait. Mais, malheureusement, il ne sait pas pour quelle raison, la police est passée à la saisine de leur marchandise. Avez- vous chercher à connaitre les véritables raisons avec les policiers ? Face à mon insistance, il finit par se lâcher. Pour le moment non, mais une équipe serait constituée incessamment pour se rendre à la police. "Nous essayerons de négocier pour voir ce que ça va donner", a-t-il laissé entendre lamentablement.

Certains tentent tant bien que mal de récupérer ce qui était possible de récupérer, d’autres préfèrent s’éloigner et regarder à distance ce qui n’était plus qu’immondices.

De quoi sera-t-il fait l’avenir si les marchandises ne sont pas restituées ? C’était là la principale interrogation qui se lisait à travers le regard de ces jeunes qui n’ont autres sources de revenu. Vivement que la police revienne à des meilleurs sentiments !

Ndengar Masbé

« La violence à l’égard des femmes et des filles constitue une violation des droits de l’homme, une pandémie de santé publique et un obstacle de taille au développement durable. [...] Elle impose des coûts exorbitants aux familles, aux communautés et aux économies. [...] Le monde ne peut pas se permettre de payer ce prix. »
Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU

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