Doubiti : une école sur mesure pour enfants peuls

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : mardi 14 juillet 2015
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Education
AUTEUR : Bakary OUATTARA

La région de l’Est du Burkina Faso fait partie des zones où le taux de scolarisation est le plus faible du pays. Partageant ses limites avec trois pays voisins que sont le Togo, le Bénin et le Niger, les populations sont en grande majorité agriculteurs et éleveurs. Pour ces derniers, la question est d’autant plus préoccupante car en plus d’être éleveurs, ils sont nomades. Toute chose qui rend difficile la scolarisation des enfants en âge d’aller à l’école.

Doubiti est un village à une quarantaine de kilomètres de Kantchari (province de la Tapoa). Les habitants sont en majorité peulh et nomades mais depuis quelques années , leur sédentarisation a permis l’ouverture d’une école adaptée à leurs réalités socio-culturelles. En plus du français, l’enseignement se fait également en langues fulfulde et en mooré . L’enseignement prend aussi en compte la formation sur la principale activité des habitants du village qu’est l’élevage .

Une équipe de Droit Libre TV est allé à la découverte de cette école créée par l’association Tin Tua.

Reportage produit dans le cadre de "Stories of Change" des meilleurs pratiques des partenaires de l’ONG DIAKONIA.

« Un Africain authentique est celui-là qui sait ce que ses ancêtres faisaient avant. Si vous ne connaissez pas votre passé, vous n’êtes pas un Africain. Si vous ne savez pas ce que faisaient vos ancêtres vous n’êtes pas un Africain. Si vous interroger les africains, 90% d’entre eux ne savent pas que leurs ancêtres ont été les premiers à avoir créé une religion donc ils suivent ce qu’on leur dit, ils appliquent ce qu’on leur dit et rejettent leur propre origine. On ne peut s’en sortir quand on rejette sa propre origine. On ne peut pas se réaliser dans la peau d’autrui. Un Africain ne sera jamais un Français, ne sera jamais un Arabe…il faut qu’il soit lui-même : c’est ça être un Africain authentique. Être soit même, savoir ce que les ancêtres faisaient et essayer de suivre la route. Si on fait cela, vous verrez qu’en moins d’un quart de siècle on s’en sortira. Notre jeunesse sera une jeunesse forte à l’égal des jeunesses d’autres pays du monde »,

Doumbi Fakoly sur Droit Libre TV en Janvier 2017.

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