Droit libre TV : trois ans d’existence et plus de 2 millions de visiteurs

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : jeudi 5 juin 2014
CATEGORIE : Articles
THEME : Médias

La création de droit libre TV est née de la volonté des responsables du Festival Ciné droit libre de trouver un cadre de diffusion des films censurés. C’est ce qu’à laissé entendre les premiers responsable de cette webtélé qui se positionne comme la continuité du festival qui a fait des droits humains et la liberté d’expression sa raison d’être. Ce mercredi 4 juin 2014, ils sont revenus avec les hommes de médias, sur le fonctionnement de cette télé qui a déjà dépassé le cap des 2 millions de visiteurs.

‘’Donner la parole à ceux ou celles qui n’en ont pas l’occasion, montrer les œuvres de ces gens qui construisent leurs pyramides dans l’anonymat…’’ Lorsque les premiers responsables de droit libre TV lançaient leur télévision en ligne, ils étaient loin de s’imaginer qu’ils recevraient plus de deux millions de visiteurs en moins de 3 ans d’existence. ‘’Notre ambition c’était d’atteindre au moins 50 mille visiteurs par an’’, a laissé entendre le rédacteur en chef de droit libre TV, Bakary Ouattara. Selon lui, plus de 275 vidéos ont été mise en ligne pendant ces 3 ans. Il a laissé entendre que droit libre TV fait le choix de ses sujets aussi bien en fonction de l’actualité que de la pertinence des sujets car c’est d’abord une télévision qui s’intéresse aux questions des libertés et des droits humains. En réalité, dira pour sa part le directeur artistique de cette télé en ligne, ‘’il s’agissait simplement pour nous de trouver un cadre pour continué les débats chocs qui avaient lieu au cours du festival’’. Selon Gidéon Vink, le public de cette télé se recrute dans la frange jeune, des africains pour la plupart de la sous région ouest africaine.

La plupart de ceux qui visite notre site sont basés à Dakar (Sénégal) et à Abidjan en Côte d’Ivoire. Toute chose qui s’explique aisément selon lui car ces pays ont non seulement un bon débit de connexion mais aussi leurs universités ont un accès libre au wifi. Bakary Ouattara, le rédacteur en chef, d’ajouter qu’en plus, ils ont des correspondant dans ces deux pays mais aussi au Mali. Droit libre TV entend aux dire de ces responsables s’étendre aux autres pays francophones de la sous région ouest africaine notamment le Togo, la Guinée et le Bénin. ‘’ Nous voulons briser les barrières et les frontières et montré au reste du monde ce que certains journalistes du fait de l’absence de la liberté d’expression ne peuvent pas faire’’, a martelé Gideon Vink.

M. Vink a également expliqué que pour répondre aux nouvelles ambitions de cette télé, le site web a connu une refonte totale pour tenir compte des attentes des ‘’webtvnautes’’. Aussi l’équipe du Burkina a été renforcé et un bureau permanent s’ouvrira en Côte d’Ivoire avec une équipe plus étoffée. Droit libre TV a décidé de faire aussi dans l’éducation citoyenne des jeunes lycéens et collégiens du Burkina. Et pour palier à l’inaccès de certaines franges de la population à internet, les responsables de cette télé en ligne ont édités des coffrets DVD. Ils ont développé des partenariats avec d’autres télévisions privées où la plupart de leurs reportages sont diffusés.

L’ensemble de ces succès ne doivent pas faire oublier les difficultés de cette webtélé qui décidé de dénoncer et de porter la plume là ou ça fait mal. Un journaliste de cette télé a été arrêté et détenu l’an dernier au nord du Mali. Heureusement, il y a eu selon le rédacteur en chef, plus de peur que de mal.

Younouss

« La bière n’est pas une priorité. Qu’est-ce qu’on choisit, le mil pour manger ou le mil pour boire ? Je crois qu’il faut d’abord nourrir les gens. Ensuite on verra le sort de ceux qui veulent boire. Tous les burkinabè ne boivent pas de la bière, mais tous les burkinabè mangent chaque jour. Il y aura de la bière premièrement à condition que les gens aient fini de manger à leur faim, deuxièmement à condition que ce soit à partir de mil du Burkina. Est-ce qu’un régime politique sérieux peut avoir comme préoccupation principale le sort des buveurs de bière ? ».

Thomas SANKARA, le 4 octobre 1987

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