Et si demain était le jour de la chute de Faure Eyadema ?

PAYS : Togo
DATE DE PUBLICATION : vendredi 21 novembre 2014
CATEGORIE : Blog
THEME : Opinions

Après le Burkina-Faso, le Togo s’apprête à s’affranchir de la dictature héréditaire de la dynastie Eyadéma. Le règne de la terreur dans un climat d’impunité, la corruption généralisée, la misère sociale grandissante, telle est la situation du Togo depuis un demi-siècle.

Depuis pratiquement un demi-siècle, les Togolais subissent deux dictatures : l’influence pernicieuse de la Françafrique et celle de leurs tyrans respectifs : le père Etienne Eyadéma a occupé le poste de Président de la République durant 38 ans, de 1967 au 5 février 2005 jusqu’à son décès, avant que son fils ne lui succède en 2005 à la faveur d’un coup d’État militaire en violation totale avec la Constitution de ce pays qui prévoit que la Présidence de la République, en cas de décès, doit être assumée par le Président de l’Assemblée Nationale.

Pour ce vendredi 21 novembre 2014, les Togolais ont décidé de descendre dans la rue pour exiger des réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales. Le peuple Togolais lassé par ces longues années de règne d’une dynastie qui ne leur offre que le bâton ou la carotte, a décidé d’en découdre une fois pour toute.

Faure Gnyassinbé Eyadéma qui avait déjà dépêché ses militaires et des officiers de renseignements à Ouagadougou, craint plus que jamais un scénario à la Burkinabè.
Habité depuis par une profonde angoisse, il passerait des nuits d’insomnies et serait et très subitement devenu particulièrement affectif et attentionné à l’égard des officiers postés à tous les niveaux stratégiques de l’armée. Il leur accorderait une oreille particulière et ferait montre d’une telle disponibilité.

Ni les Sécurocrates ni la manifestation de ses réels ou supposés partisans ne parviendront à retarder sa chute plus que jamais certaine … Et si demain était le jour de la chute de Faure Eyadéma et de sa caste ?

Soutenons les Togolais pour qu’ils se débarrassent de leur tyran !

Houssein IBRAHIM HOUMED

« La violence à l’égard des femmes et des filles constitue une violation des droits de l’homme, une pandémie de santé publique et un obstacle de taille au développement durable. [...] Elle impose des coûts exorbitants aux familles, aux communautés et aux économies. [...] Le monde ne peut pas se permettre de payer ce prix. »
Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU

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