Festival Kolg’Gomé 2014 : promouvoir la liberté d’expression à travers le HIP HOP

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : vendredi 26 septembre 2014
CATEGORIE : Articles
THEME : Culture
AUTEUR : Redaction

Musique de jeunesse par excellence, de dénonciation par essence, le Hip Hop a su résister au temps. Dans toutes les métropoles africaines, surtout dans les ghettos, le hip hop est l’œuvre d’initiés, de passionnés décidés à faire perpétuer cette tradition. Aussi, est-il question de partager leurs quotidiens et convictions, de dénoncer et revendiquer de meilleures conditions de vie, de travail, une bonne gouvernance, etc. C’est sous le thème : « la paix à travers la jeunesse » que le festival Kolg’Ngomé (approche toi et exprime toi), 7ème du genre, a ouvert ses portes ce 25 septembre au quartier Wemtenga de Ouagadougou.

Une cérémonie d’ouverture riche en images et en sons

Pour débuter un tel festival, quoi de plus normal qu’une projection cinématographique qui plante le décor et donne un avant-gout de ce qui sera servi au public. C’est ce que les organisateurs ont compris en projetant deux films qui parlent de Hip Hop, mais aussi des raisons et convictions de ces jeunes qui ont décidé de ne plus avoir leur langue dans la poche.


Le journal du Griot

Produit et réalisé par l’Association Semfilms, partenaire du festival, et diffusé en exclusivité sur DROIT LIBRE TV (www.droitlibre.tv ), Le journal du griot est une série de 05 épisodes sur le hip hop, le droit au logement, la condition des étudiants, les défenseurs des droits humains, etc. Avec le rappeur Basta Gaenga jouant le rôle du griot, le public a eu droit à trois épisodes à savoir : à la mémoire du combattant, le griot chez les freedom fighters et le griot au sound système.

Fangafrika, la voix des sans voix

Ce film sorti en 2008 et tourné en grande partie au festival Ouaga Hip Hop fut également bien accueilli par les festivaliers. Il dépeint sans commune mesure les motivations d’une jeunesse africaine consciente décidée à changer l’image et les habitudes de leur continent à travers leur art, le hip hop. Du Burkina au Mali en passant par le Sénégal, le Niger, le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Cameroun, ces jeunes à l’image de Didier Awadi, de David le combattant, de Priska … s’expriment sur leur motivation et rêve. Après les films, place fut donnée à la musique.

Des concerts live

C’est le moment le plus attendu par les festivaliers. Rien que de la musique hip hop en semi-live, live et en acoustique. Des artistes connus à ceux officiant toujours dans l’underground, chacun a confirmé tout le bien que l’on dit de lui démontrant ainsi que le hip hop, tout comme les autres arts est sans doute l’ensemble des moyens utilisés pour produire une création esthétique. Moyen puissant d’expression, des artistes comme Obscur Jaffar, Valian, Yellow, Wedlamita Kouta et bien d’autres ont tenu en haleine le public à travers des thématiques variées et diversifiées. De la vie au ghetto au salon feutré de Kosyam tout se dit et s’entend.

Au fil des années, le festival Kolg’Ngomé est ainsi devenu une véritable tribune d’expression pour les jeunes rappeurs, mais aussi un cadre de formation à travers des ateliers d’écriture et de danse. Ce festival se poursuit jusqu’au 27 septembre et plein de surprises attendent certainement les festivaliers.

« La violence à l’égard des femmes et des filles constitue une violation des droits de l’homme, une pandémie de santé publique et un obstacle de taille au développement durable. [...] Elle impose des coûts exorbitants aux familles, aux communautés et aux économies. [...] Le monde ne peut pas se permettre de payer ce prix. »
Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU

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