Finale du concours "10 minutes pour convaincre" lors du festival Ciné Droit Libre 2014

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : dimanche 8 juin 2014
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Culture
AUTEUR : Gideon VINK

« 10mn pour convaincre » est un concours, une tribune destinée à la confrontation des idées en vue de susciter l’engouement de la jeunesse pour le débat intellectuel. Ce concours promu par le Festival de films sur les droits humains et la liberté d’expression Ciné Droit Libre et qui se tient chaque année pendant le festival était à sa 5ème édition. La grande finale s’est déroulée le 04 juin 2014 sous le hall de l’amphi A600 de l’Université de Ouagadougou.

De Smockey à Zêdess en passant par Tiken Jah Fakoly, les parrains de « 10 mn pour convaincre » ont toujours été des leaders d’opinion bien connus. Cette année encore le concours n’a pas dérogé à la règle avec comme parrain le grand humoriste ivoirien Adama Dahico , en plus de la présence d’autres personnalités comme Amobe Mévégué, ou encore le groupe Keurgui du collectif « Y’en a marre » du Sénégal !

« On dit ‘’il y a de plus en plus de films dans les villages’’, et hop tout le monde fait des films dans les villes. Certes, il y a de plus en plus de séries de télévision qui sont importantes dans la vie des gens, et si on ne les fait pas, ça veut dire que dans quelques années on va consommer beaucoup de choses étrangères à nous-mêmes, à notre propre culture, à notre propre imaginaire, ce qui créera une grande catastrophe, avec l’impossibilité de réfléchir par nous-mêmes. Nous les vieux on s’en sortira, mais nos enfants n’auront plus de repères, car c’est le cinéma et l’audiovisuel qui se mettent ensemble pour coloniser le monde ; c’est plus brutal parce que ça ne se passe plus avec des fusils, mais juste des images. Et déjà dans beaucoup de capitales, tu vois la manière dont les gens marchent, comment ils se comportent, sous l’influence des séries de télévision brésiliennes et américaines. Donc le mal est là, et il y a beaucoup d’images à faire de nous-mêmes et pour nous-mêmes. »

Idrissa Ouedraogo in « Idrissa Ouedraogo, militant cinématographique » Africulture, oct.2017.

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