Il est temps de siffler le "Filimbi"

PAYS : Autres Pays
DATE DE PUBLICATION : lundi 4 mai 2015
CATEGORIE : test
THEME : Opinions

Le 15 mars 2015, les forces de sécurité de la République Démocratique du Congo ont interpellé plusieurs activistes pro-démocratie alors qu’ils étaient en conférence de presse sur l’engagement civique des jeunes. Certains ont été relâchés le même jour et d’autres quelque jours plus tard, mais plusieurs ont été détenus sans motif d’accusation pendant des semaines.

Amnesty International fait témoigner Fadel Barro (Y’en a marre, Sénégal) et Yohann Oscibi (Balai Citoyen, Burkina Faso) sur leur condition de détention à Kinshasa, et alerte au même temps l’opinion internationale sur les militants congolais toujours en détention.

Une vidéo produite par Amnesty International

« On dit ‘’il y a de plus en plus de films dans les villages’’, et hop tout le monde fait des films dans les villes. Certes, il y a de plus en plus de séries de télévision qui sont importantes dans la vie des gens, et si on ne les fait pas, ça veut dire que dans quelques années on va consommer beaucoup de choses étrangères à nous-mêmes, à notre propre culture, à notre propre imaginaire, ce qui créera une grande catastrophe, avec l’impossibilité de réfléchir par nous-mêmes. Nous les vieux on s’en sortira, mais nos enfants n’auront plus de repères, car c’est le cinéma et l’audiovisuel qui se mettent ensemble pour coloniser le monde ; c’est plus brutal parce que ça ne se passe plus avec des fusils, mais juste des images. Et déjà dans beaucoup de capitales, tu vois la manière dont les gens marchent, comment ils se comportent, sous l’influence des séries de télévision brésiliennes et américaines. Donc le mal est là, et il y a beaucoup d’images à faire de nous-mêmes et pour nous-mêmes. »

Idrissa Ouedraogo in « Idrissa Ouedraogo, militant cinématographique » Africulture, oct.2017.

img