Immigration clandestine : Daloa se vide de ses jeunes !

PAYS : Côte d’Ivoire
DATE DE PUBLICATION : vendredi 25 novembre 2016
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Société
AUTEUR : Abdoulaye Koné

Nous sommes à Daloa (Côte d’Ivoire). Ici tous les jeunes rêvent de l’eldorado. Comme des voyageurs ordinaires, ils embarquent à bord de mini cars ou de bus, direction le Burkina Faso, le Niger, puis la Libye pour traverser la méditerranée. Il faut aller en Europe à tout prix.

Pour ces jeunes, rester en Afrique c’est faire vœux de pauvreté à vie. Le bonheur se trouve alors de l’autre côté de la rive, vers l’inconnu. Le manque le travail, la mauvaise gouvernance, la crise post-électorale sont entre autres les facteurs qui contraignent les jeunes à prendre le chemin au péril de leur vie. Ils font le tout pour le tout pour réunir la somme de 500 000fcfa afin de partir.

Pendant ce temps, Daola se vide de ses bras valides. De mécaniciens aux techniciens bâtiments, commerçants, cultivateurs, aides maçon en passant par les ouvriers, intellectuels ou analphabètes, hommes et femmes sans oublier les enfants, le phénomène touche toutes les couches de la société ivoirienne. Cette situation préoccupante semble laisser indifférentes les autorités ivoiriennes. Rien n’est fait pour limiter cette course affolée et effrénée vers un eldorado qui n’existe que de nom.

« Un Africain authentique est celui-là qui sait ce que ses ancêtres faisaient avant. Si vous ne connaissez pas votre passé, vous n’êtes pas un Africain. Si vous ne savez pas ce que faisaient vos ancêtres vous n’êtes pas un Africain. Si vous interroger les africains, 90% d’entre eux ne savent pas que leurs ancêtres ont été les premiers à avoir créé une religion donc ils suivent ce qu’on leur dit, ils appliquent ce qu’on leur dit et rejettent leur propre origine. On ne peut s’en sortir quand on rejette sa propre origine. On ne peut pas se réaliser dans la peau d’autrui. Un Africain ne sera jamais un Français, ne sera jamais un Arabe…il faut qu’il soit lui-même : c’est ça être un Africain authentique. Être soit même, savoir ce que les ancêtres faisaient et essayer de suivre la route. Si on fait cela, vous verrez qu’en moins d’un quart de siècle on s’en sortira. Notre jeunesse sera une jeunesse forte à l’égal des jeunesses d’autres pays du monde »,

Doumbi Fakoly sur Droit Libre TV en Janvier 2017.

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