Immigration clandestine : Daloa se vide de ses jeunes !

PAYS : Côte d’Ivoire
DATE DE PUBLICATION : vendredi 25 novembre 2016
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Société
AUTEUR : Abdoulaye Koné

Nous sommes à Daloa (Côte d’Ivoire). Ici tous les jeunes rêvent de l’eldorado. Comme des voyageurs ordinaires, ils embarquent à bord de mini cars ou de bus, direction le Burkina Faso, le Niger, puis la Libye pour traverser la méditerranée. Il faut aller en Europe à tout prix.

Pour ces jeunes, rester en Afrique c’est faire vœux de pauvreté à vie. Le bonheur se trouve alors de l’autre côté de la rive, vers l’inconnu. Le manque le travail, la mauvaise gouvernance, la crise post-électorale sont entre autres les facteurs qui contraignent les jeunes à prendre le chemin au péril de leur vie. Ils font le tout pour le tout pour réunir la somme de 500 000fcfa afin de partir.

Pendant ce temps, Daola se vide de ses bras valides. De mécaniciens aux techniciens bâtiments, commerçants, cultivateurs, aides maçon en passant par les ouvriers, intellectuels ou analphabètes, hommes et femmes sans oublier les enfants, le phénomène touche toutes les couches de la société ivoirienne. Cette situation préoccupante semble laisser indifférentes les autorités ivoiriennes. Rien n’est fait pour limiter cette course affolée et effrénée vers un eldorado qui n’existe que de nom.

« Toute personne a droit à l’éducation. L’éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. L’enseignement élémentaire est obligatoire. L’enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite. L’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l’amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants ».

Article 26 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH)

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