Khadja Nin : Après la musique, place à l’entraide

PAYS : Mali
DATE DE PUBLICATION : jeudi 8 février 2018
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Culture
AUTEUR : Nouhoum Kane

Khadja Nin, née au Burundi, d’une famille de huit enfants, pratique très tôt le chant et la musique comme la plupart d’entre eux. Elle grandit à Bujumbura où elle devient dès l’âge de sept ans une des principales voix de la chorale de son école et de la cathédrale de la ville. Suit une carrière internationale fulgurante avec des tubes mondialement connus comme "Sambolera", des disques d’or et des grandes scènes.

Après avoir mis fin à sa carrière de façon inattendue, elle sillonne plus de 20 pays d’Afrique avant de s’installer dans un village malien où elle entreprend des activités de microprojets au profit des villageois.

« On dit ‘’il y a de plus en plus de films dans les villages’’, et hop tout le monde fait des films dans les villes. Certes, il y a de plus en plus de séries de télévision qui sont importantes dans la vie des gens, et si on ne les fait pas, ça veut dire que dans quelques années on va consommer beaucoup de choses étrangères à nous-mêmes, à notre propre culture, à notre propre imaginaire, ce qui créera une grande catastrophe, avec l’impossibilité de réfléchir par nous-mêmes. Nous les vieux on s’en sortira, mais nos enfants n’auront plus de repères, car c’est le cinéma et l’audiovisuel qui se mettent ensemble pour coloniser le monde ; c’est plus brutal parce que ça ne se passe plus avec des fusils, mais juste des images. Et déjà dans beaucoup de capitales, tu vois la manière dont les gens marchent, comment ils se comportent, sous l’influence des séries de télévision brésiliennes et américaines. Donc le mal est là, et il y a beaucoup d’images à faire de nous-mêmes et pour nous-mêmes. »

Idrissa Ouedraogo in « Idrissa Ouedraogo, militant cinématographique » Africulture, oct.2017.

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