L’humour pour barrer la route à la corruption électorale

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : vendredi 20 novembre 2015
CATEGORIE : Articles
THEME : Culture
AUTEUR : Redaction

Pour des élections transparentes, équilibrées et apaisées, l’Association Semfilms et Afrik’heur ont mis en place un concept « votez pour moi ». C’est un spectacle d’humour qui se veut de contribuer à réduire la corruption électorale. Les responsables desdites structures ont présenté le concept aux hommes de médias le 19 novembre 2015.

Six humoristes sont en lice pour les compétitions prévues pour se dérouler le 26 et 28 novembre 2015, respectivement à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso. Ce spectacle d’humour organisé autour du concept « votez pour moi » vise à décompresser la population afin de leur permettre d’aller voter dans la bonne humeur le jour du scrutin : « l’idée principale est de désamorcer les esprits par l’humour et permettre aux citoyens d’aller au vote dans un bon esprit tout en bannissant de mauvaises pratiques telles que la corruption », selon la déclaration liminaire des organisateurs.

Placé sous le thème « humour, corruption électorale et élections apaisées », le projet « votez pour moi » a été réalisé avec le soutien du Fonds Canadien pour les Initiatives Locales (FCIL) de l’Ambassade du Canada.

Masbé NDENGAR

« Un Africain authentique est celui-là qui sait ce que ses ancêtres faisaient avant. Si vous ne connaissez pas votre passé, vous n’êtes pas un Africain. Si vous ne savez pas ce que faisaient vos ancêtres vous n’êtes pas un Africain. Si vous interroger les africains, 90% d’entre eux ne savent pas que leurs ancêtres ont été les premiers à avoir créé une religion donc ils suivent ce qu’on leur dit, ils appliquent ce qu’on leur dit et rejettent leur propre origine. On ne peut s’en sortir quand on rejette sa propre origine. On ne peut pas se réaliser dans la peau d’autrui. Un Africain ne sera jamais un Français, ne sera jamais un Arabe…il faut qu’il soit lui-même : c’est ça être un Africain authentique. Être soit même, savoir ce que les ancêtres faisaient et essayer de suivre la route. Si on fait cela, vous verrez qu’en moins d’un quart de siècle on s’en sortira. Notre jeunesse sera une jeunesse forte à l’égal des jeunesses d’autres pays du monde »,

Doumbi Fakoly sur Droit Libre TV en Janvier 2017.

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