L’insurrection populaire Burkinabè mangée à la sauce des médias Ivoiriens !

PAYS : Côte d’Ivoire
DATE DE PUBLICATION : mercredi 19 novembre 2014
CATEGORIE : Articles
THEME : Médias
AUTEUR : Redaction

« Le président de la République informe le peuple ivoirien, les populations vivant en Côte d’Ivoire et la communauté internationale que le président Blaise Compaoré, sa famille et ses proches ont été accueillis en Côte d’Ivoire … ». Tel est l’extrait du communiqué diffusé par la présidence de la Cote d’Ivoire annonçant la présence officielle de Blaise Compaoré en terre Ivoirienne. Cette fuite de l’homme fort de Ziniaré a propulsé le pays des hommes intègres au-devant des chaines médiatiques internationales. Chacune y va de son commentaire, condamnant ou félicitant le peuple révolutionnaire burkinabè. Ainsi les confrères Ivoiriens, eux, dont leur pays a accueilli l’ex-président Compaoré ont consacré ou du moins consacrent une place importante à cette actualité brulante. D’une manière substantielle DROIT LIBRE TV vous offre à travers les lignes qui suivent, un tour d’horizon de la presse ivoirienne sur la situation au Burkina Faso.

C’est sur un ton décomplexé et fier que le président de la république Française, François Hollande a expliqué le rôle de la France et les conditions d’exfiltration du président déchu Blaise COMPAORE. La presse Ivoirienne en fait d’ailleurs l’écho.

Dans les colonnes du Journal l’Inter du 5 novembre 2014 à la page 9 titré « comment Hollande a géré le départ de Compaoré », le confrère Ivoirien indique que « finalement c’est la Côte d’Ivoire qui a accepté d’accueillir le président déchu dont l’avion, un Transal Français, à en croire certaines sources sur la place dans la capitale politique Ivoirienne, a atterri autour de 21heures dans la soirée de vendredi 31 à Yamoussoukro ». Dès le lendemain, 1er novembre, le président Ouattara lui a rendu visite dans sa somptueuse villa. Visite au cours de laquelle il a promis un eldorado visiblement au goût de son hôte. Le quotidien Fraternité Matin du 05 novembre 2014 à ce sujet à titré à la une « le président COMPAORE restera en Côte d’Ivoire aussi longtemps qu’il le voudra ».

Comment se passe le séjour de l’ex-président du Faso en belle famille ?

Selon l’Inter du 4 novembre, « Blaise Compaoré vit très discret avec sa famille dans le palais des hôtes, où deux villas auraient été spécialement aménagées à cet effet ». Soirinfo, quant à lui voit d’un mauvais œil la présence de Compaoré : « le fait que Compaoré soit en Côte d’Ivoire va être ingérable », fustige le confrère Ivoirien avant de renchérir : « il va falloir qu’il se trouve une autre destination ». Soirinfo, à qui la présence de Compaoré gène visiblement, évoque d’ors et déjà son départ vers une autre destination jusque-là méconnu du grand public. Ce n’est pas le même son de cloche chez l’Expression qui ne cesse de glorifier le mérite de l’ex locataire de Kosyam. Le journal poursuit en comparant Compaoré à Gbagbo en ces termes : « contrairement à Laurent Gbagbo qui s’est entêté à conserver le pouvoir, Compaoré a préféré partir pour éviter de verser le sang de son peuple. » L’Expression, favorable à Compaoré qualifie l’insurrection populaire au Burkina comme un ‘’gâchis’’. L’Eléphant déchainé, quant à lui se moque à la limite du président Compaoré en reprenant tout simplement ses propos qu’il avait adressé à Laurent Gbagbo en 2004 en ces termes : « Gbagbo finira au TPI comme Milosevich » et à Gbagbo de lui rétorquer : « le temps c’est le second nom de Dieu ».

Pour terminer l’Eléphant déchainé, en guise de rappel historique relate : « Abdoulaye Wade humilié par les Sénégalais. Sarkozy renvoyé de l’Elysée avec ses mallettes […] et maintenant Blaise Compaoré qui fuit son propre peuple aux mains nues. »

« La violence à l’égard des femmes et des filles constitue une violation des droits de l’homme, une pandémie de santé publique et un obstacle de taille au développement durable. [...] Elle impose des coûts exorbitants aux familles, aux communautés et aux économies. [...] Le monde ne peut pas se permettre de payer ce prix. »
Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU

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