L’Observateur Paalga : l’histoire mouvementée du premier quotidien privé burkinabè

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : jeudi 16 octobre 2014
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Médias
AUTEUR : Bakary OUATTARA

Né au lendemain de l’indépendance de la Haute Volta, le quotidien privé l’Observateur a tout de suite gagné le cœur des citoyens qui à l’époque, n’avait que la presse d’état pour s’informer. La liberté de ton du journal et l’ouverture de ses colonnes aux lecteurs pour s’exprimer, ne seront cependant pas du gout de tous, surtout pendant la période de la révolution. L’imprimerie du journal sera incendiée et les auteurs ne seront jamais retrouvés. Convaincu du rôle de la presse dans la conquête des libertés individuelles et collectives, le journal réapparaitra une année après sous le nom de l’Observateur Paalga, "Observateur nouveau" en langue nationale mooré.

Droit Libre TV dans ce reportage revient sur le parcours mouvementé de ce journal qui aujourd’hui est considéré comme la doyenne des quotidiens privées d’informations au Burkina Faso, voir de l’Afrique de l’ouest francophone .

« On dit ‘’il y a de plus en plus de films dans les villages’’, et hop tout le monde fait des films dans les villes. Certes, il y a de plus en plus de séries de télévision qui sont importantes dans la vie des gens, et si on ne les fait pas, ça veut dire que dans quelques années on va consommer beaucoup de choses étrangères à nous-mêmes, à notre propre culture, à notre propre imaginaire, ce qui créera une grande catastrophe, avec l’impossibilité de réfléchir par nous-mêmes. Nous les vieux on s’en sortira, mais nos enfants n’auront plus de repères, car c’est le cinéma et l’audiovisuel qui se mettent ensemble pour coloniser le monde ; c’est plus brutal parce que ça ne se passe plus avec des fusils, mais juste des images. Et déjà dans beaucoup de capitales, tu vois la manière dont les gens marchent, comment ils se comportent, sous l’influence des séries de télévision brésiliennes et américaines. Donc le mal est là, et il y a beaucoup d’images à faire de nous-mêmes et pour nous-mêmes. »

Idrissa Ouedraogo in « Idrissa Ouedraogo, militant cinématographique » Africulture, oct.2017.

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