La médecine traditionnelle à l’ère de la modernité

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : mardi 26 décembre 2017
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Genre
AUTEUR : Aïssata Sankara

L’association des tradipraticiens du sanmatenga est forte de plusieurs centaines de membres. Depuis un an, elle travaille en étroite collaboration avec l’institut de recherche en sciences de la santé, IRSS. Dans le cadre d’un projet d’appui à l’amélioration de la qualité des médicaments traditionnels et à la préservation de l’environnement, l’institut apporte un soutien technique aux tradipraticiennes de la région. Le but étant d’assurer l’autonomisation socio-économique des femmes et de créer un lien entre médecin traditionnel et médecine moderne.

« On dit ‘’il y a de plus en plus de films dans les villages’’, et hop tout le monde fait des films dans les villes. Certes, il y a de plus en plus de séries de télévision qui sont importantes dans la vie des gens, et si on ne les fait pas, ça veut dire que dans quelques années on va consommer beaucoup de choses étrangères à nous-mêmes, à notre propre culture, à notre propre imaginaire, ce qui créera une grande catastrophe, avec l’impossibilité de réfléchir par nous-mêmes. Nous les vieux on s’en sortira, mais nos enfants n’auront plus de repères, car c’est le cinéma et l’audiovisuel qui se mettent ensemble pour coloniser le monde ; c’est plus brutal parce que ça ne se passe plus avec des fusils, mais juste des images. Et déjà dans beaucoup de capitales, tu vois la manière dont les gens marchent, comment ils se comportent, sous l’influence des séries de télévision brésiliennes et américaines. Donc le mal est là, et il y a beaucoup d’images à faire de nous-mêmes et pour nous-mêmes. »

Idrissa Ouedraogo in « Idrissa Ouedraogo, militant cinématographique » Africulture, oct.2017.

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