Le campement de Kagamba à Bamako, plusieurs mois après l’attaque : évacuer la psychose

PAYS : Mali
DATE DE PUBLICATION : mardi 17 octobre 2017
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Société
AUTEUR : Redaction

Le 18 juin 2017, des hommes armés ont fait irruption dans le campement Kagamba à Bamako au Mali, causant une perte de matériel et en vies humaines.

Cette attaque n’a pas pour autant dissuadé le personnel et le promoteur du campement de poursuivre leur activité. Leur objectif, évacuer la psychose et restaurer la confiance, avec l’aide des autorités maliennes.

En marge du retour timide des touristes et des habitués locaux, la sécurité y a été renforcée. Ils reviennent sur l’attaque et l’avenir vers lequel ils comptent orienter le campement.

« On dit ‘’il y a de plus en plus de films dans les villages’’, et hop tout le monde fait des films dans les villes. Certes, il y a de plus en plus de séries de télévision qui sont importantes dans la vie des gens, et si on ne les fait pas, ça veut dire que dans quelques années on va consommer beaucoup de choses étrangères à nous-mêmes, à notre propre culture, à notre propre imaginaire, ce qui créera une grande catastrophe, avec l’impossibilité de réfléchir par nous-mêmes. Nous les vieux on s’en sortira, mais nos enfants n’auront plus de repères, car c’est le cinéma et l’audiovisuel qui se mettent ensemble pour coloniser le monde ; c’est plus brutal parce que ça ne se passe plus avec des fusils, mais juste des images. Et déjà dans beaucoup de capitales, tu vois la manière dont les gens marchent, comment ils se comportent, sous l’influence des séries de télévision brésiliennes et américaines. Donc le mal est là, et il y a beaucoup d’images à faire de nous-mêmes et pour nous-mêmes. »

Idrissa Ouedraogo in « Idrissa Ouedraogo, militant cinématographique » Africulture, oct.2017.

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