Le cri de détresse du peuple burundais

PAYS : Autres Pays
DATE DE PUBLICATION : dimanche 21 février 2016
CATEGORIE : test
THEME : Politique
AUTEUR : Masbé Ndengar

Cela fait plusieurs mois que le Burundi s’enlise dans la crise. Le président Pierre Nkurunziza en violation de la constitution s’est représenté aux élections et comme il fallait s’y entendre, il les a remportées.

Le peuple burundais dans son ensemble s’est opposé à ce coup de force. Il s’est exposé ainsi à la colère de Nkurunziza qui réprime dans le sang. Résultat : des charniers et des fosses communes jonchent le territoire. A cela s’ajoutent des milliers de réfugiés dans les pays voisins.

Les membres de la société civile qui ont eu la vie sauve sont traqués et contraints à l’exil. Dieudonné Bashirrahishize, membre de l’équipe de coordination de la campagne « Halte au 3e mandat » est de ces derniers. Il réside désormais à Abuja au Nigeria. Présent à Ouagadougou, il nous parle du drame qui se joue dans son pays.

« L’homme doit être occupé de telle manière qu’il soit rempli par le but qu’il a devant les yeux, si bien qu’il ne se sente plus lui-même et que le meilleur repos soit pour lui celui qui suit le travail. Ainsi l’enfant doit être habitué à travailler. Et où donc le penchant au travail doit-il être cultivé, si ce n’est à l’école ? L’école est une culture par contrainte. Il est extrêmement mauvais d’habituer l’enfant à tout regarder comme un jeu. Il doit avoir du temps pour ses récréations, mais il doit aussi y avoir pour lui un temps où il travaille. Et si l’enfant ne voit pas d’abord à quoi sert cette contrainte, il s’avisera plus tard de sa grande utilité. »

Emmanuel KANT, Réflexions sur l’éducation

img