Les écoles du Sahel dans le viseur des djihadistes

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : lundi 13 mars 2017
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Education
AUTEUR : Seidou Samba Touré

C’est avec la peur au ventre que Mamounata est venue fermer l’école du village près de Gorom Gorom où elle enseigne depuis plusieurs années. Comme elle, des centaines d’enseignants ont décidé de fermer les classes et fuir la zone du Sahel. Après l’assassinat de leur collègue Salif Badini par des djihadistes, personne ne veut risquer sa vie.

Le Sahel se retrouve ainsi sans écoles et les parents d’élèves se demandent comment assurer l’enseignement de leurs enfants. Quelques braves enseignants comme Amadou Badoum ont décidé de continuer à enseigner les enfants mais chez eux dans le cadre familial.

Droit Libre TV a traversé la zone du Sahel pour rencontrer et entendre les cris de coeur des acteurs du système éducatif, parents d’élèves et enseignants et vous livre ce reportage exclusif.

Un reportage de Seidou Samba Touré.

« Effectivement, j’ai reçu la visite de deux personnes venues pour me demander pardon. Je leur ai demandé de quel pardon s’agit-il ? ai-je offensé quelqu’un ? Ils m’ont répondu qu’il s’agit de la mort de Norbert. Que de juste accepter le pardon. Blaise a dit qu’il n’est au courant de rien donc j’ai confié l’affaire à Dieu. Même si Blaise avait reconnu la mort de Norbert je ne peux en aucun cas prendre l’argent de son assassin. Même dans 100 ans Dieu va agir. Même si je ne suis plus vivante, rassurez-vous que justice sera faite. Assassiner de manière aussi violente, Dieu va agir », feu Augustine Zongo, mère du journaliste Norbert Zongo.

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