Les inconditionnels de Thomas Sankara

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : mardi 7 juillet 2015
CATEGORIE : Blog
THEME : Opinions

Je suis toujours très émue quand je rencontre des Sankaristes pas Burkinabè ni Africains et pourtant très authentiques, bien plus authentiques que les propres compatriotes sankaristes de notre "Che africain", le valeureux Capitaine Thomas-Isidore-Noël Sankara.

Ses héritiers véritables, sans tambours ni trompettes car ils ne le clament pas sur les toits, sont admirables dans leurs engagements pour la cause de notre héros. Fougueux, intrépides, ils sont prêts à prendre et prennent tous les risques depuis son assassinat à lui rendre justice et à faire en sorte que la vérité et la lumière éclatent enfin sur les circonstances de sa mort tragique. Ils sont de toutes les tribunes pour faire connaitre l’histoire de notre président devenu le leur aussi. Ils orchestrent de par le monde des campagnes pour que son travail titanesque à la tête du pays des hommes intègres et ses idéaux soient connus et imités. C’est grâce à leur zèle et à celui de tous les fidèles Sankaristes du Faso, d’Afrique et d’ailleurs que le dossier Thomas Sankara a pu arriver sur la table des instances juridictionnelles internationales, à l’ONU par exemple et dans les Parlements européens dont français, belge, allemand, etc. Ils ont contribué à ce que Thomas Sankara, enterré nuitamment à la sauvette, et Dieu seul sait où, ne le soit pas encore une seconde fois par l’oubli dans lequel ses assassins et leurs complices ont voulu l’ensevelir.

Ils sont Français, Italiens, Espagnols, Allemands, Suisses, Belges. Ils sont Sankaristes dans l’âme, le cœur, les tripes. Certains ne l’ont même pas connu du vivant de son règne mais c’est les plus acharnés à ce que justice lui soit rendue. Ils donnent et se donnent sans compter. Entièrement ! Totalement dévoués à la cause de notre Che.

Pas Sankaristes un jour
Mais Sankaristes toujours !
Fidèles comme leur idole !
Intègres comme lui !

Ils croient au nouveau Burkina et le font advenir de par leurs engagements divers.

La Patrie ou la mort, nous vaincrons !

Angèle Bassolé, Ph.D
Écrivaine et éditrice
Ottawa, Canada

« Il faut aller vers la recherche de la paix et de la stabilité et je pense que nous allons y aller. (…) Le putsch, c’est du temps perdu, je le reconnais, des moyens perdus, je le reconnais, c’est des vies humaines de perdues, je le reconnais. »

Général Gilbert Dienderé en septembre 2015 après l’échec de son coup d’Etat

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