Les OSC disent non à l’intimidation de leurs membres

PAYS : Niger
DATE DE PUBLICATION : mercredi 10 juin 2015
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Société
AUTEUR : Boureima Balima

La société civile Nigérienne a décidé de donner de la voix pour protester contre ce qu’elle qualifie de dérives autoritaire du gouvernement nigérien, après l’interpellation de deux de ses membres fin mai. En effet, Moussa Tchangari (Secrétaire Général de l’association Alternative Espace Citoyen) et Nouhou Arzika (Président du Mouvement pour une Citoyenneté Responsable) ont été interpellé pendant quelques jours avant de bénéficier aujourd’hui d’une liberté provisoire.

Ces deux responsables de défense de la démocratie et des droits humains sont accusés d’avoir tenu des propos visant à saper le moral des troupes qui combattent la secte islamiste Boko Haram dans la région de Diffa et d’atteinte à la défense Nationale. Des accusations qu’ils rejettent en bloc et qui selon eux relèvent de manœuvre d’intimidations des organisations de la société civile qui ne font que jouer leur rôle de sentinelle.

Au lendemain de leur sortie des geôles de la police judiciaire à Niamey, le correspondant de Droit Libre TV au Niger est allé à leur rencontre et vous propose ce reportage inédit.

« Un Africain authentique est celui-là qui sait ce que ses ancêtres faisaient avant. Si vous ne connaissez pas votre passé, vous n’êtes pas un Africain. Si vous ne savez pas ce que faisaient vos ancêtres vous n’êtes pas un Africain. Si vous interroger les africains, 90% d’entre eux ne savent pas que leurs ancêtres ont été les premiers à avoir créé une religion donc ils suivent ce qu’on leur dit, ils appliquent ce qu’on leur dit et rejettent leur propre origine. On ne peut s’en sortir quand on rejette sa propre origine. On ne peut pas se réaliser dans la peau d’autrui. Un Africain ne sera jamais un Français, ne sera jamais un Arabe…il faut qu’il soit lui-même : c’est ça être un Africain authentique. Être soit même, savoir ce que les ancêtres faisaient et essayer de suivre la route. Si on fait cela, vous verrez qu’en moins d’un quart de siècle on s’en sortira. Notre jeunesse sera une jeunesse forte à l’égal des jeunesses d’autres pays du monde »,

Doumbi Fakoly sur Droit Libre TV en Janvier 2017.

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