Maitre Titinga Fréderic Pacéré, l’homme et son regard singulier

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : dimanche 1er février 2015
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Opinions
AUTEUR : Boubacar SANGARE

Doyen des avocats du Burkina, Maitre Pacéré est aussi connu pour sa passion de la culture. Ses qualités lui ont valu la participation au collège de rédaction de la constitution du Burkina Faso en 1991.

Droit Libre TV revient à travers cet élément sur son parcours et son analyse de la situation qu’a connu le Burkina Faso les 30 et 31 Octobre dernier. Il tire des leçons qui devraient guider la vie politique de ce pays.

« On dit ‘’il y a de plus en plus de films dans les villages’’, et hop tout le monde fait des films dans les villes. Certes, il y a de plus en plus de séries de télévision qui sont importantes dans la vie des gens, et si on ne les fait pas, ça veut dire que dans quelques années on va consommer beaucoup de choses étrangères à nous-mêmes, à notre propre culture, à notre propre imaginaire, ce qui créera une grande catastrophe, avec l’impossibilité de réfléchir par nous-mêmes. Nous les vieux on s’en sortira, mais nos enfants n’auront plus de repères, car c’est le cinéma et l’audiovisuel qui se mettent ensemble pour coloniser le monde ; c’est plus brutal parce que ça ne se passe plus avec des fusils, mais juste des images. Et déjà dans beaucoup de capitales, tu vois la manière dont les gens marchent, comment ils se comportent, sous l’influence des séries de télévision brésiliennes et américaines. Donc le mal est là, et il y a beaucoup d’images à faire de nous-mêmes et pour nous-mêmes. »

Idrissa Ouedraogo in « Idrissa Ouedraogo, militant cinématographique » Africulture, oct.2017.

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