Nous savions que Sankara avait une réunion Conseil ...

DATE DE PUBLICATION : mercredi 7 octobre 2015

« Nous savions que Sankara avait une réunion au Conseil à seize heures et nous avons décidé d’aller l’arrêter là-bas… Peu après seize heures, la Peugeot 205 de Sankara et une voiture de sa garde sont arrivées devant la porte du pavillon ; une deuxième voiture de la garde est allée stationner un peu plus loin. Nous avons encerclé les voitures. Sankara était en tenue de sport. Il tenait comme toujours son arme, un pistolet automatique, à la main. Il a immédiatement tiré et tué un des nôtres. A ce moment, tous les hommes se sont déchaînés, tout le monde a fait feu et la situation a échappé à tout contrôle ... ».

Gilbert Diendéré sur les circonstances de l’assassinat de Thomas Sankara, le 15 octobre 1987, in « Sankara, Compaoré et la Révolution burkinabè » de Ludo Martens.

« Oui, nous [Blaise Compaoré et moi] habitons l’un en face de l’autre. Je l’ai invité à déjeuner. Nous avons échangé sur ce qui lui est arrivé, car, comme moi, il a subi un coup d’Etat. Je l’ai trouvé serein et je crois que je suis un exemple pour beaucoup. Il faut de la patience, de la sérénité … Le temps est un facteur important. »

Henri Konan Bédié in J.A n°2945 du 18 au 24 juin 2017.

img