Ouagadougou : ces nids-de-poule qui tuent …

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : vendredi 28 août 2015
CATEGORIE : Articles
THEME : Société

« La route tue », voilà un slogan connu de tous. Il est scandé par les médias lorsqu’un malheureux incident se produit sur nos routes. Les causes des accidents sont multiples : excès de vitesse, ivresse du conducteur, communication au volant, distraction ou manque de vigilance en circulation, etc. A côté de ces aléas, s’ajoutent les nids-de-poule, véritables causes d’accident de circulation.

Les crevasses en plein milieu des routes, ça vous dit ? Certainement. Car beaucoup d’entre nous en sont victimes. La situation s’empire avec l’installation de la saison pluvieuse. Les pluies sont quasi-quotidiennes. Elles rendent souvent la circulation très difficile. Avez-vous déjà emprunté l’axe qui relie l’échangeur de l’Est à celui de Ouaga 2000 ? Vous êtes déjà passé devant le SIAO sous la pluie ou juste après ? Si ce n’est pas encore fait, je vous déconseille fortement. Des petits comme des gros trous communément appelés nids-de-poule jonchent le goudron. Ils disputent l’espace avec les usagers. Certaines de ces crevasses ont bien l’allure parfois de fossés. Il n’est pas rare de voir de gros pneus déposés en plein milieu de la voix : c’est un signal qui indique qu’il y a un trou par là. Vous trouverez aussi les bois morts, des branches ou toute autre chose en plein milieu de la route pour vous signaler la présence d’un danger : les crevasses.

De Pissy, en passant par Goughin, Dapoya, Zogona, Karpala ou Patte d’Oie, les réalités sont les mêmes si bien que circuler devient un véritable casse-tête chinois pour beaucoup. Nos rues et avenues sont parsemées de crevasses qui se remplissent d’eau à la moindre pluie. Parfois on finit par se demander si on est en pleine ville, vue l’état défectueux que certaines rues présentent.

On observe par moments des réparations par ci et par là comme mesure palliative. Bien que cela soulage un tant soit peu les usagers de la route, ces réparations sont tout de même des solutions à très courts termes. Et pourtant il existe bel et bien des fonds disponibles pour, à défaut de reconstruire opérer une réparation conséquente. Mais hélas ! Le Fonds d’entretien routier du Burkina (FER-B) est vivement interpellé. Pour certaines populations, la commune de Ouagadougou a démissionné.
En attendant un projet de reconstruction adéquate, il convient de penser à boucher ses trous qui sont autant de sources d’accident dans les villes. Prudence !

Masbé NDENGAR

« Oui, nous [Blaise Compaoré et moi] habitons l’un en face de l’autre. Je l’ai invité à déjeuner. Nous avons échangé sur ce qui lui est arrivé, car, comme moi, il a subi un coup d’Etat. Je l’ai trouvé serein et je crois que je suis un exemple pour beaucoup. Il faut de la patience, de la sérénité … Le temps est un facteur important. »

Henri Konan Bédié in J.A n°2945 du 18 au 24 juin 2017.

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