Sit-in du 4 février : La CCVC a tenu promesse

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : jeudi 5 février 2015
CATEGORIE : Articles
THEME : Société
AUTEUR : Redaction

A la conférence de presse tenue le 19 janvier 2015, la Coalition contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et les libertés (CCVC) avait annoncé un sit-in pour réclamer la baisse des prix des hydrocarbures. C’est désormais chose faite. Le 4 février 2015, les responsables de la CCVC ont remis une déclaration au premier ministre par l’entremise du ministre de l’industrie, du commerce et de l’artisanat, Hypolite Dah. Quelle suite sera accordée à la plateforme revendicative ? Le ministre Hypolite Dah promet de l’examiner.

C’est timidement que le sit-in a commencé. Une mobilisation relativement faible. C’est à 8h21 que sont arrivés les responsables de la CCVC. A leur actif, une déclaration adressée au premier ministre. Selon les calculs, les techniciens de la CCVC laissent entendre qu’une baisse de 40% sur le prix du litre d’essence est possible. Si la baisse de 40% est appliquée, le litre d’essence pourra s’octroyer désormais à 400f. Pour eux, les prix élevés des hydrocarbures sont due à la mauvaise gestion de la Société nationale burkinabè des hydrocarbures (SONABHY). Pour cela un contrôle rigoureux de ladite société est exigé d’autant plus que, selon les dires de Olivier Guy Ouédraogo, le Premier Ministre Yacouba Zida a lui-même reconnu la mauvaise gestion dont la SONABHY est victime. « Nous sommes convaincus et persuadés que les prix des hydrocarbures peuvent et surtout doivent être revus à la baisse pour soulager la population », a confié Chrysogone Zougmoré, vice-président de la CCVC. « Nous resterons mobilisés au cas où nous n’obtiendrons pas gain de cause », a renchéri le vice-président. D’ores et déjà, la CCVC promet les grèves généralisées les 17 et 18 février prochains.

Masbé NDENGAR

« La bière n’est pas une priorité. Qu’est-ce qu’on choisit, le mil pour manger ou le mil pour boire ? Je crois qu’il faut d’abord nourrir les gens. Ensuite on verra le sort de ceux qui veulent boire. Tous les burkinabè ne boivent pas de la bière, mais tous les burkinabè mangent chaque jour. Il y aura de la bière premièrement à condition que les gens aient fini de manger à leur faim, deuxièmement à condition que ce soit à partir de mil du Burkina. Est-ce qu’un régime politique sérieux peut avoir comme préoccupation principale le sort des buveurs de bière ? ».

Thomas SANKARA, le 4 octobre 1987

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