Un film plaidoyer pour les prisonniers du Burkina Faso

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : vendredi 30 novembre 2012
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Culture
AUTEUR : Inoussa BAGUIAN

Au regard des violations multiples et multiformes des droits des détenus dans les prisons au Burkina Faso, l’Association Semfilms-Burkina, en partenariat avec le Mouvement Burkinabé des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP), a initié un projet de sensibilisation sur les thématiques spécifiques de l’humanisation des conditions de détention, l’interdiction de la torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Ce projet vise à couvrir l’ensemble des quarante cinq (45) provinces du pays et porte sur les éléments suivants :

- Des projections du film Une vie de cachot
- Des modules de formation sur les normes internes et internationales de la détention
- L’interpellation du gouvernement sur la nécessité d’adopter une loi interne définissant et réprimant les actes de torture et les pratiques assimilées.

Ce reportage suit l’équipe de projection dans 2 localités, notamment Sapouy et Léo.

« On dit ‘’il y a de plus en plus de films dans les villages’’, et hop tout le monde fait des films dans les villes. Certes, il y a de plus en plus de séries de télévision qui sont importantes dans la vie des gens, et si on ne les fait pas, ça veut dire que dans quelques années on va consommer beaucoup de choses étrangères à nous-mêmes, à notre propre culture, à notre propre imaginaire, ce qui créera une grande catastrophe, avec l’impossibilité de réfléchir par nous-mêmes. Nous les vieux on s’en sortira, mais nos enfants n’auront plus de repères, car c’est le cinéma et l’audiovisuel qui se mettent ensemble pour coloniser le monde ; c’est plus brutal parce que ça ne se passe plus avec des fusils, mais juste des images. Et déjà dans beaucoup de capitales, tu vois la manière dont les gens marchent, comment ils se comportent, sous l’influence des séries de télévision brésiliennes et américaines. Donc le mal est là, et il y a beaucoup d’images à faire de nous-mêmes et pour nous-mêmes. »

Idrissa Ouedraogo in « Idrissa Ouedraogo, militant cinématographique » Africulture, oct.2017.

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