Violations des droits humains en Côte d’Ivoire au nom de la sécurité

DATE DE PUBLICATION : mercredi 21 mai 2014

Deux ans après la fin de la crise post-électorale qui a fait près de 3 000 morts, la Côte d’Ivoire demeure le théâtre de violations graves des droits humains à l’encontre de partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo. Le 20 juillet 2012 le camp de déplacés de Nahibly non loin de la ville de Duékoué a été violement attaqué et détruit. Cette attaque a été perpétrée par des populations locales soutenues par des Dozos, une milice de chasseurs traditionnels soutenue par l’État et par l’armée. De nombreux témoignages recueillis par Amnesty International font état d’arrestations, de disparitions forcées, d’exécutions extrajudiciaires. Des troupes de la mission de maintien de la paix des Nations Unis, postés à l’intérieur du camp, n’ont pas protégé les déplacés dans le camp.

POUR EN SAVOIR PLUS, lire l’article "Côte d’Ivoire : représailles et répression s’exercent au nom de la sécurité" : http://www.amnesty.fr/node/7936

Video (c) Amnesty International France

« On dit ‘’il y a de plus en plus de films dans les villages’’, et hop tout le monde fait des films dans les villes. Certes, il y a de plus en plus de séries de télévision qui sont importantes dans la vie des gens, et si on ne les fait pas, ça veut dire que dans quelques années on va consommer beaucoup de choses étrangères à nous-mêmes, à notre propre culture, à notre propre imaginaire, ce qui créera une grande catastrophe, avec l’impossibilité de réfléchir par nous-mêmes. Nous les vieux on s’en sortira, mais nos enfants n’auront plus de repères, car c’est le cinéma et l’audiovisuel qui se mettent ensemble pour coloniser le monde ; c’est plus brutal parce que ça ne se passe plus avec des fusils, mais juste des images. Et déjà dans beaucoup de capitales, tu vois la manière dont les gens marchent, comment ils se comportent, sous l’influence des séries de télévision brésiliennes et américaines. Donc le mal est là, et il y a beaucoup d’images à faire de nous-mêmes et pour nous-mêmes. »

Idrissa Ouedraogo in « Idrissa Ouedraogo, militant cinématographique » Africulture, oct.2017.

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